Ecrire sur Rome…

Le monde romain a souvent été idéalisé et rapproché du nôtre. Pourtant, ses valeurs morales et sociales étaient très différentes. Loin de vouloir faire un traité sur la vie romaine au premier siècle après Jésus-Christ, j’ai tout de même gardé dans mes livres certains aspects qui paraîtront choquants si lus avec un esprit trop moderne.

MArché aux esclaves

La position des femmes n’avait rien à voir avec l’image moderne dans nos sociétés occidentales. Des femmes avec de l’influence comme Claudia, contemporaine de Jules César, ou Caenis, dont il est question dans ‘Le complot de Marcus Antonius Primus‘, sont des cas exceptionnels. La plupart d’entre elles ne pèsent socialement pas plus qu’un esclave. Elles sont la propriété soit de leur père soit de leur mari jusqu’à la mort de ceux-ci.

L’esclavage n’est pas une question de race, mais un statut social. Les romains ne semblent pas avoir exprimé de sentiments racistes comme nous pouvons le constater dans nos cultures, mais plutôt un sentiment de supériorité à appartenir à l’empire romain, et qui plus est à être citoyen romain.

Les esclaves sont considérés comme du bétail et ne valent pas plus qu’un meuble ou qu’un objet appartenant à leur propriétaire. Le prix d’un esclave varie selon ses qualités, comme une chaise peut avoir plus ou moins de valeur. À l’époque de l’Empereur Vespasien, le prix d’un esclave mâle tourne autour de 500 ou 600 deniers . Un esclave spécialisé peut valoir trois fois plus. Cependant, une jeune et belle femme peut se vendre entre 2 000 et 6 000 deniers, ce qui ne laisse aucun doute quant à leur rôle. Il est à noter qu’une vache coûte de 200 à 400 deniers, ce qui est à comparer avec la valeur actuelle d’un bovidé (1500 €).

Enfin, je tiens à dire que si le traitement des esclaves peut paraître exagéré dans certaines pages de ce livre, il n’en rapporte pas moins la réalité de ce qui se passait à l’époque. J’invite le lecteur à parcourir Caton l’Ancien pour s’en convaincre. Ne cherchez pas trop longtemps pour savoir lequel de ses livre lire pour se renseigner sur le sujet. Il ne nous en ai parvenu qu’un sur tout la somme qu’il est supposé avoir écrite : « De Agricultura »

Un autre aspect de la société romaine mentionné dans ‘Le complot de Marcus Antonius Primus‘ est la relation entre un patron et son client. Au sens romain, cela se réfère à la relation entre deux citoyens où l’un se place sous la protection financière et physique de l’autre. Cette relation, difficilement compréhensible aujourd’hui, est à rapprocher de celle liant un membre d’une organisation mafieuse à son parrain. Il n’est donc pas étonnant que la mafia telle qu’on la connait soit apparue en Italie avant de se répandre ailleurs.

En conclusion, il est important de se rappeler que la civilisation romaine est certes la base de la nôtre, mais que nous n’en sommes pas moins différents. Pour répondre à certaines questions qui me furent posées : « Oui », nous avons beaucoup d’aspects similaires avec nos ancêtres romains, mais nous en sommes aussi très différents. Leur vie quotidienne n’était pas si éloignée de la nôtre, nous pouvons y retrouver beaucoup de similarités, mais il y a aussi tous ces autres points où nos deux civilisation divergent radicalement.

 

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