La Dame d’Albi – l’histoire derrière une couverture

Mon nom est Laureen Keravec. Je suis photographe, bretonne, spécialisée dans les photos de famille ainsi que dans les mises en scène costumées. Aujourd’hui je prends possession de ce blog pour expliquer l’histoire derrière les photos de couverture que j’ai réalisées pour Thierry.

Moi, Laureen Keravec, pour une fois devant l'objectif de l’appareil photo.
Là, c’est moi devant l’objectif

Celle réalisée pour le roman la Dame d’Albi, n’est pas la première de mes prises de vue qui lui ont servi de couverture. L’une que j’avais réalisée montrant une femme tenant un poignard dans son dos lui avait déjà inspiré le Gouffre du Diable, et je la lui avais offerte afin d’en faire l’icône de son site et la couverture du livre quand il sortirait.  C’était en 2018.

Fin janvier 2021, Thierry m’a donc recontactée pour changer les couvertures de ses romans en commençant par la Dame d’Albi. Elles n’attiraient pas les lecteurs et il cherchait des visuels plus attrayants.

Je suis photographe et j’ai l’habitude de travailler sur des mises en scène costumées, mais je n’avais jamais réalisé auparavant de photographies qui soient à la foi artistiques et commerciales. Ce n’est pas une chose facile à conceptualiser : il faut pouvoir attirer l’œil du lecteur ; introduire l’histoire du livre et, peut-être le plus important pour moi, rester artistiquement créative.

J’ai donc réfléchi à une photo : celle d’une femme en costume médiéval avec des couleurs qui attirent le regard tout en rappelant celles de l’hiver (l’un des thèmes centraux du livre). J’ai regardé dans mon stock d’image pour savoir si quelques-unes pouvaient convenir. J’ai pu ainsi mettre la main sur celles où j’avais déjà eu Tiska comme modèle. J’étais particulièrement intéressée par sa chevelure rousse afin d’attirer le regard des lecteurs potentiels.

Malheureusement, aucune photographie ne convenait parfaitement : soit on voyait trop le visage ; soit l’ambiance n’était pas assez sombre ; ou encore les poses étaient trop théâtrales. Thierry souhaitait aussi que la modèle dégage une impression plus grave en comparaison à l’insouciance exprimée dans la majorité des photos qui lui avait été soumise.

J’ai donc recontacté Tiska pour une nouvelle séance dédiée à la Dame d’Albi. On a profité d’un épisode neigeux en Bretagne pour faire des premiers essais. Le côté hivernal y était, mais il manquait quelque chose : il n’y avait pas l’atmosphère sombre du livre et je n’étais pas satisfaite du rendu des couleurs. Nous nous sommes donc revus avec Tiska pour une second séance.
On se rapprochait de ce que nous voulions, même si tout n’était pas parfait : la pose était la bonne, mais les couleurs et l’environnement ne traduisaient toujours pas l’atmosphère du livre.

Tiska m’a alors proposé un lieu auquel je n’avais pas pensé. On y a repris la pose qu’on avait déjà essayée et qui convenait. Là, ça nous a sauté aux yeux : ça fonctionnait ! Le fond était en harmonie avec les cheveux de Tiska ; elle avait une expression grave et le côté mystérieux de la cape lui cachait son regard … tout ce qu’il fallait pour donner envie de lire le livre.

Image sélectionnée pour la couverture

Ce qui me fait particulièrement plaisir maintenant que cette couverture a été publiée, c’est de savoir que mon métier, ma passion et toute l’énergie artistique que j’ai mis dans sa réalisation ont effectivement eu un effet sur les ventes du roman : elles ont été multipliées par quarante.

Pour me contacter directement :

laureen.keravec.photographepro@gmail.com
https://www.facebook.com/laureenkeravec/

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