Ma deuxième photo de couverture : le Complot de Marcus Antonius Primus

Mon nom est Laureen Keravec. Je suis photographe, bretonne, spécialisée dans les photographies de famille ainsi que dans les mises en scène costumées. Il y a quinze jours à peu près, je décrivais le processus qui m’avait conduite à créer la couverture de la Dame d’Albi. Aujourd’hui je voudrais parler de celle que j’ai réalisée pour le Complot de Marcus Antonius Primus.

Moi, Laureen Keravec, pour une fois devant l'objectif de l’appareil photo.

La difficulté d’une couverture est que celle-ci a plusieurs objectifs. Elle doit bien évidemment parler du livre et décrire l’histoire, mais elle doit également attirer l’œil et donner envie d’acheter l’ouvrage. Pour quelqu’un habituée à faire de la photo d’art, ce n’était pas quelque chose d’évident à conceptualiser au premier abord. Heureusement, je ne suis pas partie de rien : Thierry (l’auteur) m’avait fait parvenir un exemple qui lui plaisait. L’image représentait un homme en toge et de dos, regardant les bords d’une rivière. C’était de toute évidence un photo-montage, mais je m’en suis inspirée pour initier mon travail de création.

Il m’a d’abord fallu réunir quelques accessoires pour créer le personnage. En photographie, cela n’est pas forcément le plus difficile, car l’on peut se jouer des éléments pour réussir de beaux effets. Deux grands draps blancs et une écharpe rouge vif ont suffi. Je les ai agrémentés d’une ceinture, puis je m’en suis servie pour habiller mon modèle et ami : Valentin.

Sur l’image dont je m’inspirais, il y avait un rouleau de parchemin, j’ai trouvé l’idée intéressante et je me suis attelée à la confection d’un objet du même acabit. J’adore chiner, ce fut donc pour moi l’opportunité de faire un tour chez Emmaüs pour dénicher de quoi bricoler un rouleau et collecter deux ou trois bracelets d’inspiration romaine. J’étais prête pour une première séance photo au bord d’un l’étang en Bretagne.

Première séance photo

Je n’ai malheureusement pas su me détacher suffisamment de l’image de base et je suis restée concentrée sur ses grands thèmes – homme en toge, de dos et au bord de l’eau – en oubliant ce que devait retranscrire cette image pour le livre. Il manquait l’atmosphère sombre et le coté mystérieux. Mais il n’y avait pas là de quoi s’inquiéter puisque les premières photos ne sont souvent pour moi que des essais de mise en scène.

Lors de la seconde séance, je désirais avoir un arrière-plan plus sombre qui permettrait de faire plus état de l’atmosphère du livre. J’ai donc choisi un ancien lavoir dont les vieilles pierres convenaient mieux à l’ambiance recherchée.

Les indications données par Thierry à propos de ce qui lui plaisait sur les premières photographies me furent aussi d’un grand secours. Le costume fonctionnait bien et l’idée du sang sur la main était bonne pour suggérer un meurtre. J’ai également voulu rajouter des objets en arrière-plan, pour qu’en observant la future couverture, des lecteurs potentiels puissent y découvrir de la profondeur qu’ils associeraient au contenu du livre. Je voulais leur donner envie d’en savoir plus.

Grâce à ces nouveaux essais, je m’approchais de quelque chose qui conviendrait, mais je n’étais toujours pas satisfaite par le rendu des couleurs, ni par les objets placés derrière le sujet. Ils n’étaient pas assez présents et ne pouvaient pas être une alternative offerte au regard du lecteur. Je suis donc repartie pour une dernière séance photo, mais cette fois en rajoutant des bougies en arrière-plan et avec la ferme intention d’augmenter les contrastes ainsi que la luminosité. Les photographies que je réalisais ce jour-là avaient le contraste des couleurs, la profondeur et un coté mystérieux que je voulais donner à ma photo. J’avais enfin quelque chose qui me plaisait artistiquement et, le plus important, qui convenait à Thierry pour la couverture de son livre.

Pour me contacter directement :

laureen.keravec.photographepro@gmail.com
https://www.facebook.com/laureenkeravec/

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